Mélanger la synchronisation et les imports manuels
Ce que devient l'open banking sur un compte que vous alimentez aussi à la main — la règle du dernier import, les opérations que la banque livre en retard, et comment vérifier qu'il ne manque rien.
À qui s'adresse cet article ? À qui a un compte synchronisé et y dépose aussi des fichiers — parce que la connexion a été coupée quelque temps, parce qu'il faut rattraper un historique, ou par habitude.
Où trouver l'écran ? Menu Banque → Transactions bancaires, colonne Source (à ajouter par le sélecteur de colonnes).
Mélanger les voies d'alimentation est permis, et parfois nécessaire. Mais les deux ne se partagent pas le compte au hasard : c'est votre dernier import qui fixe la frontière. Savoir où elle passe évite à la fois les doublons et les lignes qui manquent.
Une banque ne livre pas tout le jour même
Une opération du 10 n'arrive pas forcément le 10. Selon l'établissement, elle peut être transmise un à cinq jours plus tard — les week-ends décalent presque toujours les opérations du vendredi. Pendant ce temps, des opérations plus récentes sont déjà arrivées et figurent dans votre liste : l'ordre d'arrivée ne suit pas l'ordre des dates.
La synchronisation en tient compte, et va rechercher les opérations livrées en retard même si des lignes postérieures existent déjà. Vous n'avez rien à faire : la ligne apparaît quelques jours après les autres, à sa vraie date, donc au milieu de la liste et non en tête.
La règle : la synchronisation ne repasse jamais sous votre dernier import
La synchronisation ne repasse jamais sous votre dernier import. Sur un compte alimenté aussi par une autre voie — fichier CSV, import d'un relevé bancaire, transaction créée au pointage —, elle n'intègre que les opérations postérieures à la plus récente de ces lignes. Le jour de cet import est réputé couvert par vos soins, et tout ce qui le précède également.
Un exemple vaut mieux qu'une règle. Votre compte est synchronisé, et le 12 vous importez un fichier CSV dont la dernière ligne est datée du 10 :
| Ce que la banque livre ensuite | Résultat |
|---|---|
| une opération du 11 ou du 12, livrée en retard | elle entre — elle est postérieure à votre import |
| une opération du 10, livrée en retard | elle n'entre pas : ce jour-là est celui de votre import |
| une opération du 8, livrée en retard | elle n'entre pas : la période est réputée traitée à la main |
Sur un compte uniquement synchronisé — le cas le plus courant, et le plus confortable — cette frontière n'existe pas : tout ce que la banque livre entre, à partir de la date de reprise du compte.
Pourquoi le jour de l'import est exclu
Parce que la même opération y existe déjà, sous un autre libellé. Une ligne d'un fichier CSV ou d'un relevé bancaire ne porte presque jamais le texte exact que la banque transmet à la connexion : l'une est destinée à être lue par un humain, l'autre par une machine. Biifor ne peut donc pas reconnaître les deux comme une seule opération, et les intégrer toutes les deux reviendrait à dupliquer systématiquement la dernière journée de chaque import.
Exclure ce jour est le choix qui vous coûte le moins : un doublon se corrige ligne à ligne, alors qu'une journée à revérifier se voit d'un seul coup d'œil en pointant le relevé bancaire.
Ce que cela change après une coupure de connexion
C'est la situation où la règle se rencontre le plus souvent. Quand la synchronisation est interrompue, la solution de dépannage est d'importer un fichier CSV (la synchronisation d'un compte est interrompue) — et c'est toujours la bonne réaction. Sachez seulement que le rattrapage automatique reprendra après la dernière ligne importée, pas avant : le dépannage manuel devient la source de vérité pour la période qu'il couvre.
D'où le réflexe à garder : importez jusqu'à la veille au plus tard, jamais la journée en cours, et laissez la synchronisation reprendre la main pour le reste.
Attention : le pointage déplace la frontière, lui aussi
Créer une transaction depuis l'écran de pointage compte comme un import. La ligne obtenue porte l'origine « Pointage manuel », et si c'est la plus récente de vos lignes non synchronisées, c'est elle qui fixe désormais la frontière. Pointer un relevé bancaire ancien est sans conséquence ; en revanche, créer à la main une transaction datée d'hier empêche la synchronisation de reprendre les opérations d'avant-hier qui n'auraient pas encore été livrées.
Ce n'est un problème que dans un cas : créer au pointage une ligne récente sur un compte par ailleurs synchronisé. Si une opération manque sur les tout derniers jours, le plus sage est de laisser passer une journée : dans la grande majorité des cas, la banque la livre d'elle-même et Biifor l'intègre sans que vous ayez rien fait.
Vérifier qu'il ne manque rien
Une seule méthode donne la certitude, et elle vaut pour toutes les voies : déposer le relevé bancaire de la période et le pointer. Le pointage confronte ligne à ligne le document de la banque et le contenu de Biifor, et fait apparaître d'un coup ce qui manque d'un côté comme ce qui est en trop de l'autre (pointer un relevé bancaire).
C'est aussi la réponse à un écart de solde qui résiste : en procédant mois par mois, vous isolez la période fautive en quelques minutes. Et sur un compte synchronisé, le relevé bancaire se pointe — il ne s'importe pas, sous peine de tout dupliquer (choisir le traitement automatique de ses relevés bancaires).
