D'où viennent vos fournisseurs
Pourquoi Biifor reconnaît vos fournisseurs par leur numéro d'identification, et jamais par leur nom.
À qui s'adresse cet article ? À qui s'étonne — en bien ou en mal — de la façon dont Biifor identifie le fournisseur d'une facture importée.
Où l'observer ? Sur le détail d'une facture d'achat, juste après la lecture automatique.
La reconnaissance passe par le numéro, jamais par le nom
Quand la lecture automatique traite une facture, elle cherche d'abord le numéro d'identification de l'entreprise : le RIDET en Nouvelle-Calédonie, le n° TAHITI en Polynésie française, le SIRET en France. C'est ce numéro — et lui seul — qui sert à identifier le fournisseur.
Une fois le numéro trouvé, Biifor interroge le référentiel officiel des entreprises du pays concerné pour savoir de quelle entreprise il s'agit. Si le fournisseur existe déjà dans votre base, la facture lui est rattachée ; sinon, Biifor peut créer la fiche pour vous.
Ce que le référentiel apporte est volontairement limité : le numéro d'identification et la raison sociale — c'est tout. Ni l'adresse, ni le code d'activité, ni la forme juridique ne sont repris. Une fiche ainsi créée est donc juste, mais sommaire : à vous de la compléter de ce dont vous avez besoin.
Pourquoi pas le nom ?
Le nom n'est jamais lu directement sur la facture. La lecture automatique y est beaucoup moins fiable : le même fournisseur s'écrit « Bâti Pacific », « BATI PACIFIC SARL » ou « Bati-Pacific » selon les documents, et une reconnaissance par le nom finirait par créer plusieurs fiches similaires pour la même entreprise. Le numéro, lui, ne varie pas : c'est lui qui évite les doublons.
Les autres identifiants
Le numéro d'identification n'est pas la seule clé. La fiche d'un fournisseur porte une liste d'identifiants OCR — une ligne Type / Identifiant par clé — et la lecture automatique les essaie toutes :
| Type | Ce qu'il apporte |
|---|---|
| l'adresse d'où partent les factures — très discriminante | |
| N° TVA | souvent la seule clé stable d'un fournisseur étranger |
| IBAN, RIB | les coordonnées bancaires imprimées sur la facture |
| Site web, Nom de domaine | l'entreprise derrière l'adresse |
| RIDET, N° Tahiti, SIREN | le numéro d'identification, selon le pays |
| Téléphone, BIC | des appoints, à renseigner à la main |
Ces clés se remplissent le plus souvent toutes seules. Quand Biifor crée une fiche fournisseur à partir d'une facture lue, il y enregistre d'office ce qu'il a trouvé sur le document : l'email, l'IBAN, le RIB, le numéro d'identification fiscale, le site web. Rien à saisir — la fiche s'enrichit du seul fait que la facture est passée.
Les fournisseurs étrangers : le cas où cela compte vraiment
Pour un fournisseur calédonien ou polynésien, le référentiel officiel du pays tranche : le numéro suffit. Pour un fournisseur étranger, aucun référentiel n'est connecté — et pour bien des pays, aucun n'est même consultable. Rien d'extérieur ne peut confirmer que l'entreprise de la facture est bien celle de votre fiche.
Ce sont alors ces autres identifiants qui font tout le travail. Sur un fournisseur hors du Pacifique, prenez donc l'habitude de vérifier que sa fiche porte au moins son email, son N° TVA et son IBAN. C'est peu de chose une fois, et c'est ce qui évite qu'une deuxième fiche se crée à la facture suivante.
Un fournisseur qui n'a pas été reconnu la première fois ? Ne vous contentez pas de le sélectionner à la main : ajoutez-lui un identifiant unique et stable — son site web, son nom de domaine ou l'email d'où partent ses factures. Ces trois-là figurent presque toujours sur le document et ne changent pratiquement jamais. Une fois posés, la lecture automatique retrouvera ce fournisseur à coup sûr sur toutes les factures suivantes.
Le numéro n'est pas obligatoire, mais tenez-le à jour
Une fiche fournisseur peut exister sans numéro d'identification. Nous vous recommandons pourtant fortement de le renseigner, pour trois raisons :
- aujourd'hui, c'est lui qui garantit que chaque nouvelle facture retombe sur la bonne fiche au lieu d'en créer une deuxième ;
- demain, l'arrivée de la facturation électronique et l'usage de Biifor au-delà du Pacifique s'appuieront sur ces numéros ;
- plus tard, une brique de paiement des factures exigera de certifier l'identité des fournisseurs — sans numéro, pas de certification.
C'est aussi pour cela que l'import de fournisseurs en masse demande de renseigner tous les numéros : un répertoire importé sans eux condamne la lecture automatique à recréer des doublons.
Où cela se règle
Le numéro se renseigne sur la fiche du fournisseur — à la création, la recherche par numéro ou raison sociale interroge directement le référentiel du pays et pré-remplit la fiche. Les identifiants complémentaires vus plus haut se gèrent au même endroit, sur la fiche du partenaire, onglet Automatisations, section Identifiants OCR — utile quand un fournisseur facture sous plusieurs identités.
| Type | Identifiant | |
|---|---|---|
| RIDET ▾ | 1234567.001 | ✕ |
| Email ▾ | facturation@sablevert.nc | ✕ |
| Nom de domaine ▾ | sablevert.nc | ✕ |
| ⊕ Ajouter un identifiant | ||
Le guide Créer ou compléter une fiche fournisseur détaille tout cela.
Et quand la reconnaissance échoue malgré tout — numéro absent de la facture, fournisseur en double — le dépannage Mon fournisseur n'est pas reconnu, ou se crée en double donne la marche à suivre.
